Pour plus d'information sur le sujet, consulter le livre Histoire d'une Renommée, Prosper Eve,
La violence des gens libres et de l’État
La violence n'est pas l'apanage des seuls esclaves. Si certains réfléchissent avant de malmener leurs esclaves ce n'est pas le cas de tout le monde. Les maitres violents sont les gros propriétaires c'est à dire avec plus de 50 esclaves. Les maitres qui ont un faible pouvoir d'investissement ont besoin de leurs esclaves, ils les exploitent sous une poigne de fer de peur qu'ils ne deviennent des marrons.
Antoine Bouchet qui est un observateur impitoyable cite dans son mémoire, 9 cas de maitres cruels sur 68, à savoir 11.7%, il ne dit pas ce que les maitres sont capable de faire aux esclaves, toutefois les expressions telle que "dernières cruautés pour ces noirs" est loin d'être rassurant. Les autres exemples sont plus explicites, ils les font travailler nuit et jour et les laisse mourir de faim.
Etienne Baillif et Gabrielle Bellon ont atteint le summum de l'horreur, les maltraitant à outrance et sans raisons, sans pitié. Ses esclaves viennent tout le temps se plaindre avec un bras ou une tête cassée (à coup de fusil). ils les menace de les tuer. Gabrielle Bellon quand à elle "est une femme d'une cruauté pire que celles des barbares à l'égard de ses noirs", elle fait mourir 2 ou 3 esclaves par les coups et la faim, voulant exiger d'eux plus que la force humaine ne peut le permettre. Voici les châtiments des garçons, ils leur mettent une plaque de fer sur la bouche qui pendent de l'une à l'autre oreille, à laquelle est attachée par le milieu un autre morceau de fer, de même longueur que la bouche qui leur entre jusqu'à la langue. Autre châtiment utilisé: l'esclave est attachée à un pilon et doit piler le riz, ils restent sans manger pendant 3 jours. Elle utilise un cadenas à secret. Certaines des femmes esclaves qu'elles soient mariées ou non étaient brulée, souvent elles en mourraient. Elle a même laissé manger un petit garçon de ses noirs aux cochons.
Miral informe le gouverneur Milus en 1819 qu'un nommé Bellerive Laravine habitant dans hauts de Saint Pierre a raffiné la cruauté en inventant un collier d'une forme barbare pour punir les esclaves, il a modifié le collier de Madame Bellon, la plaque de fer est plus petite devant, il a fait percé deux trous pour faire évacuer la salive.